« Si la gauche passe ce ne sera pas pour 6 ans mais pour 20 ans », alerte Rachida Dati
À trois jours du scrutin pour les municipales de Paris, Rachida Dati se porte en seule candidate de l’alternance, malgré critiques et sondages, sur CNews/Europe 1.
Après quelques questions sur l’actualité internationale et ses répercussions sur la vie des Français, dont la candidate s’est dit préoccupée, le sujet s’est vite recentré sur les Municipales.
La candidate de la droite a dès le départ fait preuve d’agressivité vis-à-vis de son principal adversaire Emmanuel Grégoire. À cet égard elle dénonce une « gauche raciste » socialement. « J’incarne leur échec » clame-t-elle avant de déplorer que « la gauche a tout cédé à la gauche radicale » de par son affaiblissement.
Dati dénonce « un scandale » et un « bilan désastreux »
À cette première offensive, la candidate LR a enchainé en réitérant son indignation quant aux affaires d’agressions sexuelles et de viols dans les structures périscolaires à Paris. À cet égard, elle souligne le fait que plus de 100.000 enfants sont en proie à « des prédateurs sexuels » recrutés indirectement par Emmanuel Grégoire, puisqu’il occupe le poste d’adjoint en charge des ressources humaines à la mairie de Paris. Déplorant les maintiens, transferts ou requalifications des animateurs inculpés au sein du périscolaire, l’ancienne ministre dénonce « un scandale » et un « bilan désastreux. »
De surcroît, elle rappelle avoir fait un signalement auprès de Jean-Pierre Lecoq, le 14 avril 2015, à l’occasion d’un conseil municipal, au sujet de « dysfonctionnement dans le périscolaire ». L’élu en question aurait laissé lettre morte cette remontrance.
La deuxième grande thématique de cet oral, fut indubitablement celle du logement. Fervente opposante du logement social, s’en prend d’emblée à l’adjoint en charge de toutes les questions relatives au logement. Rappelant que l’élu communiste était « complice de détournement de fond public à Paris Habitat », elle déplore que l’argent destiné à rénover les logements sociaux ait été détourné. La candidate enchaîne en dénonçant des stratégies de la part de la gauche qui ferait du porte-à-porte dans ces logements sociaux pour dire « si Rachida Dati est élue vous serez expulsés », voire « expulsés de France » pour les étrangers.
L’ancienne ministre estime être « la cible de tous les autres candidats »
Elle conclue que la gauche fait de ces locataires « une réserve électorale ». À l’indignation succède les propositions, la candidate rappelle son projet de rénovation de « l’ensemble du parc social », autant sur le plan thermique que sur la végétalisation. Puis la candidate en a profité pour répondre sur les critiques relatives à son refus de participer aux débats face à ses concurrents. Elle explique que sur deux ou trois heures de débats seules dix minutes peuvent être utiles. Avant de regretter d’être « la cible de tous les autres candidats » et que face à tant d’ennemis elle « n’aurait pas pu défendre son projet ». Elle conclut en disant n’être « pas là pour répondre aux attaques et aux outrances » mais pour « défendre des Parisiennes et des Parisiens . »
Enfin, la question de l’union des droites a bien évidemment été abordée. La candidate LR appelle une nouvelle fois à un vote utile. Elle livre que les équipes de Pierre-Yves Bournazel, et plus particulièrement des colistiers du candidat Renaissance, étaient favorables à une alternance commune malgré l’opposition du principal intéressé.
Concernant Sarah Knafo, Rachida Dati appelle au réalisme et aux dégâts de « 25 ans de gauche » dans la capitale. Convaincue qu’une alliance n’est pas synonyme de victoire, elle invite les électeurs de la candidate Reconquête! à se porter sur elle dès le premier tour. Soulignant une incompatibilité des programmes l’élue de l’opposition considère que le report des voix ne lui serait d’aucune faveur. Enfin, d’une voix presque implorante, l’ancienne ministre de la Culture supplie les électeurs qui veulent du changement à être pragmatiques, car « si la gauche est réélue on n’en aura pas pour 6 ans de plus, on en aura pour 20 ans parce qu’ils vont paupériser Paris », expliquant que la gauche va utiliser les « locataires des logements sociaux comme réserve électorale, ce n’est pas mon projet. »
