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Municipales à Paris : les candidats parlent

Soutiens embarrassants, accusations croisées, retrait de Sarah Knafo et tensions avec LFI : de RTL à BFMTV, en passant par France 2, les principales figures de la campagne parisienne ont multiplié les prises de parole ce matin, à deux jours d’un second tour sous haute tension.

Crédits : Wiki Commons – Rachida Dati à gauche – Sophia Chikirou au centre – Emmanuel Grégoire à droite

Dans son interview matinale sur RTL, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire affirme que Rachida Dati est « devenue la candidate de l’extrême droite ». La veille, Marine Le Pen a appelé à «faire barrage » à Emmanuel Grégoire à Paris. Le candidat revient sur les propos qu’il avait tenus la veille concernant Emmanuel Macron : « Je maintiens mes propos », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne l’absence d’accord avec LFI, il répond « On ne peut jamais regretter d’être cohérent ». Il s’est aussi adressé indirectement à l’électorat de Pierre-Yves Bournazel : « Je veux dire à l’électorat de monsieur Bournazel combien la probité est un élément essentiel de la vie publique ». C’est l’occasion pour lui d’attirer les électeurs du centre et de la droite modérée.

Sur France 2, Rachida Dati a déclaré que dimanche prochain « sera une nouvelle élection ». Interrogée sur le soutien que lui accorde Marine Le Pen et Jordan Bardella, elle répond : « Je suis soutenue par toutes les forces de la droite et du centre ». Elle dément avoir insulté Emmanuel Grégoire après la confrontation sur BFMTV jeudi soir.

Sur BFMTV, Sarah Knafo insiste que son retrait « ne repose sur aucune magouille ». Elle ajoute que c’est Emmanuel Grégoire qui l’a convaincue de se désister en raison de son « programme communiste ».

Dans le Parisien, l’entourage d’Edouard Philippe a dit que ce dernier aurait « mis son veto » à une alliance avec Rachida Dati. Le maire du Havre serait « contre l’union des droites ».

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