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Municipales 2026 : l’effacement du RN au premier tour a profité à Sarah Knafo

Au premier tour des municipales de 2026 à Paris, la liste du Rassemblement National (RN) menée par Thierry Mariani n’a recueilli que 1,6 % des voix. Un score très faible qui s’explique notamment par le manque d’implantation du parti dans la capitale et dont semble avoir bénéficié la candidature de Sarah Knafo.

Crédit : Wikimédia Commons. Thierry Mariani


Cette faiblesse tient en partie à l’absence d’un véritable ancrage local. Contrairement à d’autres partis, le RN dispose de peu d’élus et d’un réseau militant limité dans la capitale. Lors de la campagne municipale, sa présence est restée discrète et la liste conduite par Thierry Mariani n’a pas réussi à s’imposer dans le paysage politique parisien.

Dans cet espace laissé vacant, la candidature de Sarah Knafo, qui a choisi de se présenter sans étiquette partisane, a su capter une partie de l’électorat de droite. Au premier tour, la candidate a obtenu 10,4 % des voix, un score nettement supérieur à celui du RN, s’imposant comme la principale figure de la droite dans la capitale derrière Rachida Dati.

Le RN dénonce

Du côté du RN, cette situation est vivement contestée. Invité sur France Inter dans l’émission de Benjamin Duhamel, le député RN Jean-Philippe Tanguy a accusé Sarah Knafo d’avoir contribué à diviser l’électorat de droite. « Sarah Knafo a menti aux électeurs en leur disant qu’il fallait diviser les patriotes pour faire gagner la droite à Paris. En réalité, elle a divisé les patriotes et va faire perdre la droite », a-t-il affirmé.

Interrogé sur le comportement des électeurs RN au second tour, l’élu a d’abord assuré que ceux-ci « feront ce qu’ils veulent », tout en estimant qu’ils pourraient faire « barrage à la gauche ». Pressé par le journaliste de choisir entre Rachida Dati et Sarah Knafo, Jean-Philippe Tanguy a finalement tranché : « Ça ne sert à rien de voter pour Sarah Knafo.»

Au-delà de la polémique, les résultats du premier tour témoignent des recompositions à l’œuvre au sein de la droite parisienne. Dans une capitale où le RN peine toujours à s’imposer électoralement, la campagne municipale a mis en lumière l’émergence d’autres candidatures capables de capter cet électorat. Si Sarah Knafo a tendu la main à Rachida Dati en vue du second tour, la candidate des Républicains semble plutôt se tourner vers un rapprochement avec Pierre-Yves Bournazel, confirmant la fragmentation persistante de la droite dans la capitale.

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