E. Grégoire distance R. Dati de 8 points

À onze jours du premier tour des élections municipales, la course aux points et, par extension aux électeurs, devient plus qu’essentielle pour chaque candidat. À l’instar du dernier sondage IPSOS-BVA, certains avancent, d’autres, et ils sont nombreux, reculent. Analyse.

« Si le premier tour des élections municipales avait lieu dimanche prochain, et que vous aviez le choix entre les listes suivantes, pour laquelle y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? » C’est la question à laquelle les Parisiens ont dû se confronter pendant huit jours (du 20 au 28 février dernier) à l’occasion d’un sondage IPSOS-bva pour ICI Paris Île-de-France. Alors si les chiffres parlent d’eux-mêmes, comme souvent, il présente des gagnants mais aussi des perdants, surtout lorsqu’il faut recueillir pas moins de 10% des voix pour atteindre le second tour des élections.

Emmanuel Grégoire intouchable, Rachida Dati en embuscade

Réalisée auprès d’un échantillon de 800 personnes votant à Paris, cette enquête traduit la tendance qui se profile. À ce titre, notons qu’Emmanuel Grégoire (Union de la gauche) continue de faire seul la course en tête, avec 35% des intentions de vote au détriment de la candidate LR-Modem-UDI Rachida Dati, qui est créditée à 27%, soit une très nette différence de 8 points. Par rapport au précédent sondage IFOP-Fiducial, l’ancienne ministre de la Culture perd 3 points, contrairement à la tête de liste PS-PC-Écologistes qui enregistre, à l’inverse, une augmentation de 3 points.

Horizons-Renaissance au coude-à-coude avec Reconquête, LFI derrière, les autres très loin du second tour

Si un duel Emmanuel Grégoire-Rachida Dati se confirme peu à peu au second tour des élections municipales à Paris, pour les autres candidats, la tâche s’annonce un peu plus ardue. Encore faut-il pour eux qu’ils franchissent la barre symbolique des 10% et ça, pour le coup, ce n’est pas gagné, au regard de ces estimations. En effet, Sarah Knafo et Pierre-Yves Bournazel ont légèrement dépassé la frontière avec 11,5 %. Sophia Chikirou pour La France Insoumise, quant à elle, respecte à la virgule près la condition sine qua non avec 10%. Par contre, du côté de Thierry Mariani, candidat RN-UDR, son rêve de conquérir la capitale s’envole avec 4% des intentions de vote. Enfin, Marielle Saulnier (Lutte ouvrière) et Blandine Chauvel (NPA) complètent et terminent ce classement à ex-aequo, avec 0,5%.  

En d’autres termes, la bataille pour l’Hôtel de Ville est loin, très loin d’avoir livré toutes ses promesses à l’aube d’un 15 mars d’ores et déjà décisif.

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