Des migrants au Centre Pompidou ? Pierre-Yves Bournazel dément et saisit le Viginum
À quelques jours du verdict du premier tour des élections municipales, les fake news ne sont pas les bienvenues. Pourtant, Pierre-Yves Bournazel en a fait les frais, à travers une vidéo annonçant son désir d’accueillir des migrants au Centre Pompidou.
Pierre-Yves Bournazel aurait bien voulu s’en passer. Hier soir, après avoir pris connaissance d’une vidéo ainsi que de publications mensongères à son encontre, le candidat Horizons-Renaissance a publié un post sur X. Un moyen pour lui de les démentir. « Hier soir, avec mes équipes, nous avons repéré des contenus diffusés sur la plateforme X qui présentent toutes les caractéristiques d’une ingérence étrangère dans la campagne municipale parisienne », a-t-il déclaré ce jeudi dans un communiqué publié sur le réseau social.

Deux comptes, 35 secondes…
Toujours dans sa publication, Pierre-Yves Bournazel a tenu à apporter quelques précisions. « Ces contenus émanent d’au moins deux comptes, mais pourraient être diffusés plus largement et sur d’autres plateformes que X. »
Par ailleurs, d’après les informations du Parisien, dans ce court contenu de 35 secondes, une voix féminine, dont l’accent laisse à penser qu’il s’agit d’une vidéo étrangère, se fait entendre avant d’annoncer : « Actuellement, le centre d’art et de culture est vide (pour motif de travaux). Remplissons-le de dignité. Votez oui pour transformer ce bâtiment emblématique en un foyer pour tous. Un lieu pour dormir, étudier et prier. » À noter que la vidéo se conclut sur ce texte : « Pierre-Yves Bournazel avec le soutien du président de la République Emmanuel Macron. Un toit pour tous, Paris pour tous. »
Le service Viginum saisit
Soucieux de faire taire cette rumeur et de dénoncer ces contenus frauduleux, le candidat crédité de 11,5 % des intentions de vote au premier tour des municipales, selon le dernier sondage Ipsos-BVA, a fait savoir qu’il a immédiatement saisi le service Viginum du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN). « J’ai saisi Viginum pour une ingérence étrangère dans la campagne municipale à Paris », a-t-il mis en en-tête de son communiqué de presse.
En somme, désormais devenues monnaie courante, les campagnes de désinformation s’invitent une fois de plus au cœur d’une élection.
