Municipales dans le 12e : Valérie Montandon mise sur la proximité
Entre tractage à l’entrée du marché et porte-à-porte dans les rues du 12e arrondissement, la candidate Les Républicains d’opposition Valérie Montandon défend une campagne ancrée dans le terrain. Pour elle, la proximité avec les habitants reste la clé pour convaincre et incarner l’alternance.
À l’entrée du marché Daumesnil, un paquet de tracts sous le bras, Valérie Montandon salue les passants. Elle ne circule pas entre les étals : la distribution de tracts y est interdite. Alors elle reste légèrement à l’écart, à la sortie, là où les habitants ralentissent, cabas à la main.
Conseillère de Paris et élue d’opposition dans le 12e arrondissement, elle est tête de liste « Changez Paris 12 » avec Rachida Dati. En pleine campagne municipale, elle enchaîne les échanges. « Sur un grand marché, on peut distribuer 200 à 300 tracts », explique-t-elle. Mais pour elle, l’essentiel n’est pas le volume : « C’est important d’expliquer notre programme et le mode de scrutin. Beaucoup de gens ne savent pas qu’il y aura deux urnes. »
Dans les discussions, certains sujets reviennent systématiquement. « On nous parle beaucoup de propreté, d’aménagement public, et surtout de mobilité », affirme-t-elle. Selon elle, des habitants estiment que « le curseur est allé trop loin », notamment sur les restrictions de circulation. Elle évoque aussi des commerçants « asphyxiés » face aux changements récents.

« Les réseaux sociaux ne permettent pas le même dialogue. »
Sur le terrain, dit-elle, les échanges sont plus francs qu’en réunion politique. « Les gens expriment leur frustration. » Elle parle d’une mairie d’arrondissement qui aurait « rompu le dialogue » avec certains collectifs de riverains. « Je n’ai jamais vu autant de personnes se constituer en collectif pour des sujets qui auraient pu se régler par simple courrier », avance-t-elle.
L’élue met en avant son travail d’opposition au long cours. Elle rappelle ses interventions répétées au Conseil de Paris, notamment sur l’aménagement de la place Félix-Éboué (anciennement place Daumesnil). « Mon engagement ne date pas des municipales », insiste-t-elle, soulignant qu’elle relaie régulièrement les demandes des habitants.
Dans cette campagne, le porte-à-porte occupe aussi une place centrale. « Sur les marchés, les gens sont pressés. En porte-à-porte, on peut échanger plus calmement », explique-t-elle. À ses yeux, rien ne remplace le contact direct : « Les réseaux sociaux ne permettent pas le même dialogue. »
Elle reconnaît cependant un climat politique national tendu. « Il y a un énervement vis-à-vis de la situation nationale », dit-elle, évoquant un contexte qui fragilise la confiance envers les élus. Mais dans le 12e, elle affirme ressentir « un besoin d’alternance ».
À l’entrée du marché, les tracts continuent de circuler. Entre deux discussions, Valérie Montandon répète son slogan : agir « avec bon sens ». Reste à savoir si cette stratégie de terrain suffira à convaincre les électeurs du 12e.
