Les arrondissements-clés au cœur du scrutin

À onze jours du premier tour, Rachida Dati (LR) et Emmanuel Grégoire (PS-union de la gauche) sont au coude-à-coude dans les sondages (Ifop). Les quartiers pivots : ouest et nord-est, dicteront les reports du second tour.

La bataille pour l’Hôtel de Ville est plus serrée que jamais. Une abstention massive en vue, une crispation sécuritaire et un ras-le-bol immobilier placent l’ouest et le nord-est parisiens au centre de ce duel. Au cœur de ces secteurs, un tiers des 163 conseillers de Paris. Leur défi : rallier tous les indécis.

Le 15 arrondissement : la conquête 

240 000 habitants. Un bon nombre de voix qui pourrait inverser la tendance. Scruté de près, le 15e hésite. Droite ? Centre ? Majoritairement de classes moyennes et épuisés par les difficultés immobilières d’Hidalgo, les déçus prêtent l’oreille. Rachida Dati l’a bien compris et mise dessus. Un bon report LR au second tour, et la bascule peut être en son sens. Un parfum de bascule flotte.

Le 17e arrondissement : la course 

180 000 habitants. Un électorat mouvant. Entre centre-ville chic où se fissure la droite traditionnelle et classes moyennes étouffées par l’insécurité et les embouteillages, le 17e doute. Emmanuel Grégoire y cherche un report modéré, tandis que côté LR, elle veut blinder. Une dispersion au second tour et le rapport de force peut s’écrouler. Le porte-à-porte et le tractage s’intensifient.

Le 18e 19e et 20e arrondissements : le triangle populaire 

710 000 habitants. Un vrai raz-de-marée électoral qui peut tout emporter. Entre cités et marchés, les classes populaires, fatiguées par l’insécurité et les loyers, « lâchent » le PS d’Hidalgo. Emmanuel Grégoire y joue alors son union de la gauche ; de l’autre côté, Rachida Dati gravite autour. Une fracture au second tour, et la droite peut se faufiler.  

Les scrutins ne tarderont pas à parler et ces bastions en concentrent la clé. Tout parti qui ralliera les indécis de l’ouest et du nord-est remportera l’Hôtel de Ville.

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