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Rachida Dati : Ultime journée de campagne avant le verdict dimanche

Ce vendredi 20 mars est le dernier jour de campagne des élections municipales. Alors que les sondages annoncent des résultats serrés pour le deuxième tour à Paris, Rachida Dati était dans le 17eme arrondissement, où elle a reçu un un accueil chalereux.

Rachida Dati (Union des droites) et Geoffroy Boulard (maire du 17ème arrondissement), discutant avec un passant, Paris 17ème arrondissement – ©Félix Le Guyader

Un quart d’heure de retard mais pas une minute à perdre. À l’entrée du marché Poncelet, où les oranges des maraîchers rougissent au soleil, Rachida Dati lance une de ses dernières actions de campagne.

La foule de curieux et de journalistes se précipitent autour d’elle. Dans la cohue, un pot de miel tombe de l’étal d’un commerçant. La candidate vient à sa rencontre pour échanger quelques mots. Puis la marche reprend. Les bises et les poignées de mains avec les militants s’enchaînent.

« Madame, vous allez passer ! », lance un passant. « C’est la mobilisation qui compte », répond la maire du 7ème arrondissement.

Une candidate populaire

Elle entre dans la boutique d’un boucher, les vigils limitent le nombre de journalistes, certains se font recaler. Rachida Dati ressort de l’autre côté. Les selfies reprennent. Un homme l’interpelle : « On peut faire une photo avec ma fille madame ? »

« Mais oui bien sûr », dit-elle. « Comme elle est mignonne ». Le cliché réalisé, Geoffroy Boulard, le maire du 17ème arrondissement, la tire par la manche : « Allez, viens par-là. »

La partie de flipper reprend. La candidate va du fleuriste, au traiteur en passant par le fromager. Alors que Rachida Dati discute devant une épicerie italienne, l’employer d’une boucherie l’appelle. « Elle vient par ici Madame Dati ? C’est mon anniversaire. »

La foule se déplace. « On se fait une bise ? », ose-t-il. Éclats de rire dans l’assemblée, Rachida Dati accepte avant d’entrer dans la boutique.

« Bon vous avez faim les enfants, il y a du poulet à midi », blague le boucher. Il poursuit, « Plus sérieusement, la dernière fois que j’ai vu autant de monde, c’était pour Sarah Knafo. »

Le périscolaire, sujet prioritaire

Plus loin dans la rue, une dame, toute de jaune vêtu, se prépare à intervenir. À nouveau dehors, l’ancienne ministre de la culture, s’approche, la femme l’arrête : « Je suis membre d’une association des parents de l’école Fénelon Sainte-Marie et nous avons besoin d’engagements concernant le périscolaire dans les écoles privées »

La candidate promet : « Si je suis élue, nous ferons un point d’étape tout de suite sur les animateurs et reverrons le contrôle et les autorisations. Nous ne ferons pas de distinctions entre le public et le privé »

« Alors on se donne rendez-vous très prochainement », répond la dame. « Volontiers », conclut Rachida Dati.

Rachida Dati prenant un selfie avec un homme et sa petite fille, Paris, 17ème arrondissement – ©Félix Le Guyader

Ce sera l’échange le plus long de la matinée. À peine la conversation terminée, les sollicitations reprennent. Les demandes fusent. Une femme lui fait signe de s’approcher pour lui glisser un mot à l’oreille. Rachida Dati se fend d’un sourire. Cela restera entre elles.

« Allez viens on va par-là », réitère Geoffroy Boulard, toujours en tirant sur sa veste. Mais une jeune fille lui demande l’énième selfie de l’heure qui vient de s’écouler. Elle pose avec son paquet de Knacki : « Désolé, c’est l’heure de la pause déj’ », plaisante-elle.

Après une rapide séance de questions-réponses avec la presse, Rachida Dati rencontre un dernier commerçant. La candidate prend une dernière photo avec élus et militants, avant de s’engouffrer à l’arrière d’une voiture pour quitter les lieux.

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