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Ces artistes qui soutiennent les candidats à la mairie de Paris

À l’approche du second tour des municipales, la gauche et la droite jouent leurs dernières cartes avec le soutien du 7e art. Avec une faible mobilisation aux côtés de Rachida Dati à la faveur d’Emmanuel Grégoire, ce ralliement dénote une fracture entre l’ancienne ministre de la culture et le milieu artistique parisien.

Rachida Dati en déplacement dans le 17ème arrondissement – ©Félix Le Guyader

Chanteurs, acteurs et sportifs se sont mobilisés sur les réseaux sociaux pendant la campagne des candidats. À Paris, Rachida Dati peut compter sur le soutien de l’ancien membre des Nuls de l’Info, le réalisateur Dominique Farrugia. Lors d’un évènement, l’artiste s’est affiché aux côtés de la candidate, l’alertant sur la question de la place des handicapés à Paris. Soutien que Rachida Dati n’a pas manqué de remercier sur le réseau social X « Merci pour ton témoignage et ta marque de soutien ».

Emmanuel Grégoire, peut compter sur un front culturel du 7e art au sein d’un comité crée à son honneur par la gynécologue franco-libanaise Ghada Hatem et Thierry Dau, entrepreneur engagé pour l’inclusion des personnes issues de l’immigration. Une centaine d’artistes y figurent, dont Agnès Jaoui, Laure Calamy, Cédric Klapisch, mais aussi l’historien Patrick Boucheron, co-scénariste de la cérémonie des Jeux Olympique ainsi que l’écrivain Laurent Gaudé.

Fier de les avoir à ses côtés, le candidat socialiste s’est exprimé sur les réseaux sociaux, « Merci aux dizaines d’artistes et d’acteurs du monde de la culture qui apportent aujourd’hui leur soutien (…) » . Du côté de la France insoumise, Assa Traoré a manifesté son soutien aux insoumis lors d’un meeting tenu en janvier déclarant, « Avoir un maire allié dans les luttes, c’est essentiel ». L’écrivain Laurent Binet ou encore l’acteur Jacques Weber sont, eux aussi, aux côtés de Sophia Chikirou dans cette campagne.


La fracture entre Rachida Dati et le milieu de la culture

Au mois de mai dernier, alors que le milieu artistique proteste contre le budget de la culture, Rachida Dati répond lors d’une matinale de France Inter, en rappelant que son budget était en légère hausse face aux précédents. Déjà mise en examen dans l’affaire Carlos Ghosn, la maire du VIIe arrondissement n’avait pas déclaré un grand nombre de bijoux à l’HATVP, La Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Ce manque de transparence semble avoir creusé un écart entre les artistes qu’elle représente et ses prises de décisions. La grande mobilisation d’acteurs et de société civile aux côtés d’Emmanuel Grégoire accentue l’écart entre la droite et le monde culturel.

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